Ces prochains jours, le froid va frapper le sud de la France de plein fouet. En effet, cela se passera entre mercredi et vendredi. Ça va chauffer pour le réseau électrique qui risque de manquer de carburant… Vous n’avez encore rien vu. Il va faire froid. Très froid. La semaine prochaine, à partir de mardi. Les prévisionnistes de Météo France annoncent des températures en dessous de zéro sur tout le territoire. Pire, les normales saisonnières vont exploser, en milieu de semaine : entre 5° et 10° de moins qu’un hiver normal dans certaines régions. Brrr…

Manque d’électricité ?

Face à une telle situation, il n’y a pas 36 solutions. Il faut monter le chauffage. Et là, il risque d’y avoir un problème électrique quand on sait qu’un foyer sur trois se chauffe à l’électricité. RTE (Réseau de transport d’électricité, filiale d’EDF), cité par le quotidien Les Échos, explique que « pour chaque degré de température en moins au niveau national, la consommation augmente jusqu’à 2 400 mégawatts, soit l’équivalent de la consommation de Paris intra-muros ». RTE l’estime à 100 gigawatts entre mercredi et vendredi, période du pic de froid. Presque un record (102 GW en 2012).Les pouvoirs publics prennent très au sérieux ce passage plus que frisquet. Une réunion s’est tenue ce matin au ministère de l’Environnement et de l’Énergie avec les opérateurs du marché pour faire le point sur l’approvisionnement. Le gouvernement craint, peut-être avec raison, que la production électrique soit insuffisante pour assurer.

Mesures exceptionnelles dès mardi

Fin 2015, la France disposait de 130 GW dans les tuyaux. Limite car ce potentiel n’est pas disponible en même temps. Selon RTE, seuls 85 MW seraient disponibles lors du pic de la semaine prochaine. Il faut donc trouver des solutions. Heureusement, il y en a. Elles sont de plusieurs ordres. Le gestionnaire du réseau de transport d’électricité RTE envisage de déclencher dès mardi « une partie » des mesures exceptionnelles envisagées pour répondre aux besoins d’électricité de la France face à la vague de froid. Les marges disponibles « sont réduites », mais « à ce stade […] il n’y a pas de coupures programmées », a précisé un porte-parole de RTE, lors d’une conférence téléphonique.

Acheter, délester…

La France peut également acheter de l’électricité à ses voisins. Mais de façon assez limitée : 12 MW maximum. RTE peut aussi procéder à des délestages. C’est-à-dire couper le courant pendant une ou deux heures. Mais cette solution doit être utilisée avec doigté. Priver de lumière, de chauffage, de télé, d’ordinateur plusieurs millions de Français n’est pas forcément très apprécié… Cela dit, les consommateurs peuvent, eux aussi, participer à l’effort. Comment ? En consommant moins…Selon RTE, éteindre les lumières et les imprimantes permettrait de réduire la consommation de 2 à 3 gigawatts, soit la capacité de deux réacteurs nucléaires. En effet, cette solution sera utilisé en cas de dernier recours